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 La Barra de Sanlúcar et son franchissement (XVIe-XXIe)

 Ménanteau, Loïc

 LETG-Nantes Géolittomer, CNRS; Université de Nantes

Mise en ligne : 14/10/2015

Type d'activités : Colloque

Format : Audio

Durée en mn : 00:48:13

Langue : Français

Discipline :  

Domaines d'intérêt :  

Mots-clés :

Couverture géographique : France; Narbonne

Couverture chronologique : XVIe siècle; XXIe siècle

Institution(s) :  

Personne(s) :  

 

Il ruolo delle vie d’acqua per la circolazione delle merci e degli uomini nelle regioni dei delta e delle foci urbanizzate: Guadalquivir, Nilo,Rodano,Tevere


Colloque international, 13-16 mai 2015, École française de Rome, Rome

organisé dans le cadre du programme «Roma Tevere Litorale ».

Source: CIRILI. City, River, Littoral. L’extension des infrastructures de transport en zones deltaïques: http://cirili.hypotheses.org/60


Présentation

Après avoir localisé, à différentes échelles, l’embouchure du Guadalquivir et la Barra de Sanlúcar (Andalousie atlantique, Espagne), une courte présentation est faite sur la formation de l’embouchure actuelle, postérieure à l’Antiquité, et l’aménagement historique du bas cours estuarien. Des datations au 14C, des indicateurs archéologiques, des documents anciens et la télédétection (spatiale et aérienne) permettent de préciser la géochronologie de la région de Sanlúcar de Barrameda.

La première partie (I) concerne l’évolution des rives de la Broa de Sanlúcar depuis le XVIe siècle, marquée par (1) une progradation et une érosion côtières, (2) le comblement de l’anse au fond de laquelle se trouvait, sur le revers d’une ancienne falaise marine, la ville médiévale de Sanlúcar. La régularisation constatée du littoral est le résultat de la dynamique sédimentaire (dérive littorale). Les auteurs facteurs physiques de l’évolution (turbidités, courants de marée…) sont brièvement exposés.

La deuxième partie (II) porte sur la morphologie de la barre d’embouchure, à la fois rocheuse (interne) et sédimentaire (externe). Les principales caractéristiques (tracé, profondeurs….) des trois chenaux (canales) la traversant à l’époque de la Carrera de Indias, en particulier celui du Canal de la Barra, sont données. Une carte physiographique synthétise l’information (hauts-fonds rocheux, chenaux…).

Le franchissement de la barre est l’objet de la troisième partie (III). Les conditions climatiques (surtout la direction des vents) et hydrologiques (hauteurs et courants de marée) nécessaires pour la franchir sont détaillées aussi bien pour l’entrée que pour la sortie. Les autres difficultés, dues surtout aux trois changements de direction dans le chenal principal et à son étroitesse, sont également évoquées.

La dernière partie (IV) détaille les conséquences dues aux risques du franchissement de la barre : adaptation de l’architecture navale (tirant d’eau), très nombreux naufrages de navires, élaboration de projets réalisés (avec échec) ou non pour éviter ces risques. Ces derniers n’ont diminué qu’avec l’arrivée de la navigation à vapeur et le creusement d’un chenal artificiel, totalement rectiligne, entre 1951 et 1971.

Citation


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 Ménanteau, Loïc, La Barra de Sanlúcar et son franchissement (XVIe-XXIe) ,
in : Mediamed. Ressources multimedia en sciences humaines sur la Méditerranée , Chaîne : RAMSES , Ecole française de Rome
URL : http://mediamed.mmsh.univ-aix.fr/chaines/labexMed/ramses/Pages/efr-009.aspx

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