Connexion

Action collective, publics et réponses sociétales aux vulnérabilités environnementales :
Learning from New Orleans post Katrina.


Symposium de clôture de l’ANR « Katrina/Nola », organisé par le LAMES (Samuel Bordreuil) et le CERMES 3 (Anne Lovell) avec le soutien de l’IMéRA
MMSH, Salle Paul Albert Février ; Lundi 28 mars : 10h- 17h ; Mardi 29 mars : 9h-18h.

Voir le programme

Parmi les grandes catastrophes récentes, celle consécutive au déferlement de l’ouragan Katrina sur la Louisiane porte, sans doute plus que d’autres, la signature des CEP « Changements Environnementaux Planétaires » (Crise Climatique et/ou Erosion Côtière et/ou intensification des précipitations exceptionnelles… ). D’un autre côté, la reconstruction de la ville a laissé une large place à de nombreuses initiatives citoyennes, conjoignant mobilisations pour reconstruire les quartiers dévastés et vigilance sur les fragilités environnementales de la ville. Le résultat est néanmoins celui d’une ville qui a peu ou prou reconduit sa morphologie initiale sans que les incertitudes sur la vulnérabilité à venir de son site aient pourtant été complètement dissipées.
Pour ces deux raisons conjointes, ce qui s’est passé à la Nouvelle Orléans depuis Katrina est d’un intérêt critique – outre évidemment pour les urbanistes - pour les chercheurs de plusieurs disciplines, ceci qu’ils travaillent sur les instabilités environnementales des zones littorales (et notamment en situation deltaïque) ou bien qu’ils soient intéressés par les formes et les difficultés des relèves publiques ou politiques à construire pour faire face àces nouveaux défis environnementaux.
Ce symposium s’articulera autour de la présentation de 6 contributions portant sur la Nouvelle Orléans et le delta du Mississipi, et livrant des analyses aussi bien sur sa situation écologique, les conditions dans lesquelles y vivent leurs habitants, que sur les dynamiques collectives qui ont présidé au rétablissement partiel de la ville.
Les perspectives apportées par ces contributions seront recroisées avec des approches de chercheurs travaillant soit sur des terrains deltaïques similaires, soit sur la problématique des mobilisations environnementales et de leurs difficultés de construction.
La première journée donnera l’occasion d’échanges sur l’état des savoirs sur les instabilités des situations deltaïques et le rôle qu’y joue l’anthropisation des milieux. La seconde journée, portera plutôt sur le thème des réponses publiques aux épreuves environnementales, ménageant un temps de parole aussi bien aux « théoriciens » qu’aux « praticiens » – journalistes, artistes – du public.​